Sucrerie

Les huit sucreries du groupe SOMDIAA produisent un total de 350 000 tonnes de sucre par an.

Le processus de sucrerie

Deux matières premières possibles : la canne à sucre et la betterave

Au départ du processus de fabrication du sucre, on trouve la matière première agricole : la canne à sucre ou la betterave. Pour les régions où sont implantées les sucreries du groupe SOMDIAA, la canne constitue cette matière première.

Rappelons que bien avant que la France ne devienne le premier producteur mondial de betteraves sucrières, la production de sucre reposait exclusivement sur la culture de la canne à sucre. Ce n’est qu’à l’époque napoléonienne qu’ont été encouragées les recherches pour la production de sucre à partir de la betterave, ceci pour des raisons politiques : la marine britannique exerçait alors un blocus sur l’empire français pour le couper des Antilles, où était cultivée la canne à sucre.

Malgré le développement de la betterave sucrière, la canne à sucre reste un des produits agricoles les plus cultivés (20% de la masse agricole produite dans le monde).

Le processus de transformation de la canne à sucre

Pour extraire le sucre contenu dans les tiges de canne, les cannes doivent être soumises à un processus qui s’est complexifié avec les années : broyage ; extraction, clarification et évaporation du jus ; cristallisation ; malaxage-turbinage, séchage, raffinage et emballage.

L’animation ci-dessous présente de manière simplifiée les étapes du processus :

Voir l’animation

Co-produits

Le groupe SOMDIAA réutilise les co-produits issus de la canne à sucre et qui ne sont pas directement utilisées pour la fabrication du sucre raffiné.

La Mélasse

Constituée de substances sirupeuses, demeurant après extraction de la majeure partie des sucres, par cristallisation et centrifugation. La mélasse peut être utilisée en alimentation animale ainsi que pour la production d’alcool, de levures et d’acide citrique.

Elle peut également être épandue dans les champs en amendements potassiques, grâce au taux intéressant de potasse qu’elle contient.

Le potentiel de production de mélasse des usines du groupe s’élève à 68 000 tonnes par an.

La Bagasse

On dénomme ainsi le résidu fibreux et ligneux issu du broyage de la canne à sucre après en avoir extrait la plus grande partie du jus sucré. Cette bagasse sert à alimenter les chaudières des usines, qui la transforment alors en énergie et vapeur. Les potentiels excédents d’énergie électrique disponibles à partir du surplus de bagasse, peuvent aussi être vendus sur le réseau national et contribuer ainsi à la diminution de la consommation d’énergie fossile. Le potentiel de production de bagasse des usines du Groupe s’élève à 645 000 tonnes par an.